L’Homme s’est réfugié très tôt sur le site défensif naturel du Roc Castel, pourvu d’une source et d’abris sous roches. La fortification de l’endroit fut d’autant plus facile qu’il n’a suffit, aux premiers occupants des lieux, que de monter des murs entre les dolomies naturellement présentent pour boucler un périmètre. Le plus vieil élément de fortification de l’endroit se nomme la tour des romains, faussement nommer ainsi car l’origine de la construction ayant était attribuée aux romains alors qu’il semblerait plutôt, aux vues de nouvelles découvertes, qu’elle remonterait à l’Âge du Fer. Des maisons de l’époque Carolingienne, remarquable car taillée directement dans la masse rocheuse, sont appuyées sur le Roc Castel.

Si l’inventaire dressé en 1960 par G. Combarnous ne fait état d’aucun dolmen, Cazalis de Fondouce, en 1900, signalait un menhir, relevé par l’Abbé Vinas, à Combefère, lieu dit Peyre Plantade, à la limite du Caylar et des Rives. La grotte de Limonesque, au N-E du Caylar, a Livré du mobilier allant du chalcolithique au gallo-romain et des tessons, datés du Hallstatt, auraient été découverts au Roc-Castel. La Carte Archéologique de la Gaule (D.Garcia et L. Schneider -1998) signale un certains nombres de découvertes en rapport avec la période gallo-romaine : tegulae, dolia, amphores, céramique sigillée. La Via Domitia à partir de Nemausus (Nîmes) ou de Cessero (St Thibery) rejoignait Condatomagus (Millau) en passant par Luteva (Lodève), avec la probabilité d’un passage près du site du Caylar, formant un seuil aisé , à l’entrée du Causse. Autant d’éléments archéologiques qui militent en faveur de l’ancienneté du peuplement. J’y rajouterai un argument toponymique, car si Caylar peut provenir du latin castellare (endroit fortifié) il peut aussi être une appellation plus ancienne liée au pré-indo-européen CAR (car- iu) ayant donné des Cayre, Cayret ou de la racine celtique CAL (pierre, rocher) à l’origine du mot Causse, Clapier. Le Roc-Castel, lui-même, pourrait apporter sa “pierre” à l’édifice. Malheureusement, il est difficile de dater les aménagements que l’on y rencontre : banquettes, parapets, escaliers etc.
Historiquement, la première mention attestée du site date de 988, dans le Testament de Saint-Fulcran, avec CASTELARO. Voici quelques évolutions, du toponyme depuis cette date:
CASTLAR 1112
S.MARTINUM DE CASLARO 1122
CASTEL DE CASTLAR 1128
CAILLARIUM 1240
S.MARTINI DE CASLARIO 1252
( variante CAYLARIO)
CAISLARI 1264
S.MARTINI DE CAYLARI 1484
DU CAILLAR 1591
LE CAILAR 1740
LE CAYLAR 1771

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One Comment

  1. Posted avril 5, 2014 at 8:29 | Permalink

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